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EN COMPAGNIE DE...

C’est une troupe pleine de projets, qui explore le répertoire et veille à la formation de ses comédiens. Nous rencontrons aujourd’hui

L’emporte-pièces de St Herblon

L’interview de "L’emporte a été effectuée en 2006. La troupe joue actuellemnt "Zoo" de Vercors, à la salle polyvalente de St Herblon, le samedi 27 janvier à 20h30, le dimanche 28 à 15h30, les vendredi 2 et samedi 3 février à 20h30. Pas de réservations.

Comment votre troupe a-t-elle vu le jour ?
Jacques Loisel & Nicolas Blin
La troupe actuelle est née des cendres encore rougeoyantes de la troupe qui fit les beaux jours du théâtre herblonnais jusque dans les années 70, et c’est la construction de la salle polyvalente, en 83, qui incitât les « anciens du patronage » à reprendre du service. Ainsi l’association théâtrale « Art et Joie » à vu le jour en octobre 82 pour produire un premier spectacle en mars 83 « En avant la Moujik ! ». Le “la“ était donné, et depuis lors la troupe propose un spectacle chaque année.

Quelles sont les pièces à votre répertoire ?

Nous varions les styles et alternons textes contemporains et textes classiques. Nous souhaitons ainsi et entretenir et renouveler l’intérêt des participants et du public. Nous avons joué ces dernières années : en 2005 L’assemblée des femmes, d’après le texte d’Aristophane, en 2004 Moi et les autres, montage de textes contemporains, en 2002 Le Dindon de Georges Feydeau, en 2000 La Terrasse de J.-Claude Carrière, en 1999 Les Rustres de Carlo Goldoni, en 1998 Un air de famille d’Agnès Jaoui et J.-Pierre Bacri, en 1997 Suzanne et Figaro d’après Beaumarchais.

Comment travaillez-vous ?

Quelques-uns d’entre-nous lisent des textes pendant l’année et c’est ce petit comité de lecture qui choisit notre future pièce. La mise en scène a été assurée, pendant 20 ans, par un ou plusieurs membres de la troupe, puis, face à la difficulté de la tâche, nous avons fait appel à un comédien professionnel. Ainsi c’est Christophe Hamon qui nous met en scène depuis 2004. C’est aussi lui qui prend la responsabilité de la distribution des rôles.
Nous répétons deux fois par semaine, de septembre à mars, dans la salle polyvalente où nous nous produisons. Il est arrivé aussi que nous jouions dans des communes environnantes à l’invitation d’associations.

Que travaillez-vous actuellement ?

La troupe a choisi cette année d’interpréter L’Alouette de Jean Anouilh. Dans cette pièce la jeune Jeanne d’Arc se retrouve face à ses juges lors de son procès. C’est une très jolie pièce retraçant le parcours peu connu de Jeanne. Elle est bien écrite, parfois tendre et nostalgique, parfois dure, parfois drôle, grâce à des personnages décalés…

D’autres projets ?

Oui. En plus du théâtre nous souhaitons travailler avec l’atelier chant-musique que compte l’association. C’est quand nous avons préparé un mini-spectacle donné dans le cadre d’une rencontre inter-troupes du pays d’Ancenis que l’envie est venue aux uns et aux autres de faire quelque chose de plus ambitieux dans cette direction. Nous souhaitons également remettre en place des ateliers pour les ados et les adultes afin de créer un vivier permanent. L’expérience a été très positive par le passé où la venue de sang neuf a contribué aux réussites de la troupe.

A propos de réussite, quelle est celle dont vous êtes les plus fiers ?

Sans doute notre capacité à accueillir, voire à intégrer, de nouvelles têtes chaque année, qui se joignent à un « noyau dur » fidèle à la troupe depuis sa création. Cette ouverture a pour finalité le renouvellement du groupe et donc sa pérennité. Elle donne par ailleurs aux comédiens la possibilité de faire une pause de temps en temps !

Et quelle est la principale difficulté que vous rencontrez ?

Aujourd’hui ce sont les finances de la troupe qui suscitent le plus d’inquiétudes. En effet le metteur en scène a un coût, et, outre le plaisir plus grand que cela procure, il nous faut des salles pleines, ou presque, pour préserver les modestes moyens financiers de la troupe. Nous comptons aussi pour ça sur le succès de notre spectacle de cette année  ! L’EMPORTE-PIECES Association Art et Joie Mairie 44150 St Herblon Contact : Martine Laidet - 02 40 83 11 05


Théâtrémolo de Saint-Philbert de-Grand-Lieu

Comment votre troupe a-t-elle vu le jour ?

Denis Angibaud : L’association a été crée en 1995 par quelques amis amateurs de théâtre. Il s’agissait dans un premier temps de proposer un atelier hebdomadaire pour les enfants et les adolescents de Saint-Philbertde- Grand-Lieu et des communes avoisinantes. Avec une quarantaine d’inscrits dès la première année, notre proposition a répondu à un réel besoin et à une envie sur le plan local. L’animation de ces ateliers est assurée par un professionnel, et bientôt des adultes s’y sont inscrits, pour participer, selon les années, soit à l’atelier hebdomadaire soit à des stages. Une première ébauche de troupe s’est alors dessinée, composée de membres de l’association ayant déjà une expérience théâtrale et de participants aux ateliers ou stages. C’est ainsi qu’en 1998 une courte pièce de Guy Foissy a été présentée au festival « Actes en Scène » de Machecoul- : Il faut viser la pierre.

Quelles sont les pièces à votre répertoire ?

Après Il faut viser la pierre, la troupe récidive l’année suivante avec L’Archipel sans nom de Jean Tardieu. Il ne reste plus qu’à franchir le pas et à monter une pièce plus longue. Sans se fixer d’échéance précise, nous nous lançons alors dans l’aventure des Palmes de M. Schutz de Jean-Noël Fenwick. Nous voulons nous accorder tout le temps nécessaire pour ce travail plus ambitieux, et la première a lieu en mars 2002, dix-huit mois (tout de même) après le début des répétitions. La seconde pièce, Arlequin, pieds dans l’eau de Guy Vassal, choisie en juin 2003, a été présentée en mars 2004. Nous avons beaucoup apprécié de passer d’une comédie à base historique à une pièce nous demandant de nous initier à l’art de la Commedia dell’arte.

Nous n’en sommes donc, pour l’instant, qu’à notre deuxième spectacle long, et nous ne nous sommes pas fixés de rythme particulier pour monter nos pièces. Le choix de celles-ci est dicté par les coups de coeur (rares) ou les envies communes. Ainsi, mis à part le théâtre de boulevard que nous estimons suffisamment représenté dans notre secteur, nous n’excluons aucun genre.

Comment travaillez-vous ?

Une fois la pièce choisie, ce qui n’est pas le plus facile, nous nous retrouvons chaque semaine. Puis, selon les besoins, nous passons à deux répétitions hebdomadaires et travaillons, également, sur des temps plus longs, le week-end, par exemple. Pour Arlequin, pieds dans l’eau, nous nous sommes “offerts” un stage d’initiation à la Commedia dell’arte avec Chantal David de la compagnie Bell Viaggio. Nous nous sommes également retrouvés lors d’un long week-end de quatre jours dans un gîte pour travailler la décoration des masques, créés par Philippe Loquet, et pour des répétitions quasi non-stop. Cette expérience a renforcé l’équipe et fait sérieusement avancer notre travail. Un moment inoubliable. Rien n’est donc vraiment établi dans notre façon de travailler. Elle s’accorde au type de la pièce choisie et aux besoins matériels et techniques.

Où et quand jouez-vous généralement ?

Les représentations se déroulent au Cinéma-Théâtre de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, au mois de mars. Mais nous avons joué partout où nous avons été invités- : Donges, Saint-Michel-Chef-Chef, Arthon-en-Retz, Sainte- Pazanne... et nous sommes bien sûr prêts à nous déplacer chaque fois que l’occasion se présentera.

Quelle est l’actualité de la troupe ?

Les lectures pour trouver le sujet de notre prochain spectacle ont commencé il y a déjà quelque temps. Pour l’instant notre choix n’est pas encore arrêté mais nous comptons toujours monter une pièce pour mars 2006.

Quelles sont vos principales réussites et difficultés ?

L’une des difficultés reste le choix de la pièce, mais nous sommes également confrontés au problème de l’occupation de la salle de Saint-Philbert-de-Grand- Lieu. Les créneaux qui nous sont attribués pour l’instant sont assez réduits (nous ne pouvons répéter sur scène que durant le mois de septembre et à partir de la mifévrier... pour jouer en mars). Nous souhaiterions donc donner des représentations plus régulièrement dans d’autres salles, d’autres communes et participer à des festivals, mais il est souvent difficile de se faire connaître. Si notre répertoire n’est riche, pour l’instant, que de quatre pièces (deux “courtes” et deux “longues”) nous sommes satisfaits du parcours réalisé et des découvertes effectuées (notamment dans le domaine de la commedia dell’arte). Nous espérons continuer ainsi à proposer au public des spectacles abordant des registres ou des répertoires variés pour satisfaire tout à la fois leur envie de théâtre et la nôtre.


Le Gué Pierre Saffréen de Saffré

Comment s’est créée votre compagnie ?

Patrick Diot : Après de longues années sans activités théâtrales, c’est en 1990, à l’initiative d’une conseillère municipale, que fut proposée une réunion à toutes les personnes souhaitant faire du théâtre ou du chant sur la commune. Un groupe se constitua donc autour du théâtre et donna en février 91 deux seules représentations de L’Hyménée, de Bartolomé de Torres, à la salle polyvalente. Avec le développement des activités associatives, la disponibilité de la salle polyvalente devint vite problématique. La municipalité décida donc, à notre joie et à celle des plus anciens qui s’y étaient produits, de réhabiliter l’ancienne salle de cinéma et de spectacles, à l’abandon. C’est en 94 que nous avons pu jouer dans cette salle, et en 95 que nous avons créé la troupe. Le nom que nous lui avons donné vient de celui de la salle, qui s’appelait Saint-Pierre autrefois, et qui a été bâtie à proximité d’un gué, sur un petit ruisseau.

Qu’avez-vous joué ces dernières années ?

Nous avons joué jusqu’à maintenant principalement des pièces de boulevard, mais aussi un classique, en 93. Nous avons aussi créé des spectacles : Méli-Mélo en 94, et, cette année, à la demande de la mairie et du “comité du souvenir“, une évocation théâtrale sur les événements qui ont rendu célèbre “le maquis de Saffré“ durant l’occupation allemande. Cette évocation a rencontré un grand succès et nous avons eu le plaisir de la rejouer à l’occasion du festival « Graine d’automne » en octobre dernier. Notre répertoire se compose ainsi : après L’Hyménée de 91, il y a eu Les Esprits tapeurs de Dunord & Charlyette en 92, Le Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux en 93, La Soupière de Robert Lamoureux en 95, Lorsque l’enfant paraît d’André Roussin en 96, Les Enfants d’Edouard de Marc-Gilbert Sauvajon en 97, Les Roses meurent aussi de Jean des Marchenelles & M.C. Hespel en 98, Mr Claude de V.-Durand en 99, Les Anges ne portent pas de noeud pap’ de T.-François en 2000, Maman y’a papa qui bouge encore de R. Bruneau en 2001, Moi Martin toi ma femme de T.-François en 2002, La Ballade des planches de J.P. Alègre en 2003, La Boîte à biscuits de R.-Jeanne et P.-Vandenberghe en 2004. Nous préparons actuellement Faut pas payer de Dario Fo, que nous jouerons du 26 février au 12 mars 2005. Qu’on se le dise !

Comment travaillez-vous ?

Chaque année en juin un comité de lecture se réunit pour choisir une pièce qui corresponde à ce que nous cherchons (style, distribution, goût du public). En septembre, la distribution est faite et nous commençons à répéter, deux soirées par semaine. Autrefois nous étions aidés par des metteurs en scène amateurs et bénévoles : Frank David, Mr Davodeau puis Gérard Poisson. Maintenant nous faisons appel à un professionnel, qui participe à l’une de nos deux répétitions hebdomadaires. Ainsi Christophe Hamon nous a encadrés de 2002 à 2004 et Bernard Boiveau a pris son relais cette année. En plus de notre groupe de dix adultes, une douzaine d’ados et autant d’enfants participent chaque semaine à des ateliers. Le travail des ados est présenté en première partie de notre pièce et celui des enfants lors d’une représentation spécifique en avril. Par ailleurs, une vingtaine de personnes accompagne le travail de la troupe, pour les décors, les costumes, le maquillage et bien sûr l’accueil du public et la billetterie. Grâce à la fidélité de notre public, nous fonctionnons sans subventions et nous pouvons aussi faire participer ceux qui le souhaitent à des stages de formation, tant les comédiens que les techniciens et maquilleuses.

Quelles sont les principales difficultés et réussites de l’association ?

Ce dont nous pouvons être fiers c’est d’avoir fait passer, en 13 ans, le nombre de spectateurs de 50 à 1000. Pour ce qui est de nos difficultés, la principale est aujourd’hui de trouver des acteurs masculins.


Le Théâtre du Point Rouge de La Chapelle-Basse-Mer

C’est une compagnie qui perpétue, dans la bonne humeur, un siècle de tradition théâtrale locale. Elle ouvre ses portes à tous les volontaires, veille à leur formation artistique et technique, et s’est constituée une vraie bibliothèque théâtrale. Nous les rencontrons aujourd’hui.

¤ Comment s’est créée votre compagnie ?

Gilles Alleau et Angélique Jouy : on pratique le théâtre en amateur à La Chapelle-Basse-Mer depuis plus de 100 ans ! Les représentations théâtrales y ont traversé le siècle sans interruption. Intitulée « AEP Jeanne d’Arc », puis « Groupe théâtral » en 1984, la troupe s’est baptisée « Théâtre du Point Rouge » en 1999. L’association compte 45 membres actifs, âgés de 18 à 70 ans. Le TPR a son siège à la Salle Jacques Demy, également salle de cinéma. La scène est un peu petite, mais la salle, qui peut accueillir 188 spectateurs, est confortable et convenablement équipée.

¤ Comment travaillez-vous ?

En mai, un comité de lecture fait son choix parmi les 350 textes que nous avons réunis au fil des années. Après une lecture collective, nous effectuons la distribution, et l’été permet à chacun d’apprendre son texte. Nous répétons à partir de septembre, à raison de deux soirées par semaine, et jusqu’en mars, où ont lieu les représentations à la Chapelle-Basse-Mer, une dizaine généralement. En plus des comédiens, un groupe important travaille à la création des spectacles. Ainsi, outre le comité de lecture, chacun des 45 membres peut s’investir dans des commissions : décor-son-lumière, costumes-coiffures-maquillage, et communication-accueil. Nous investissons chaque année, autant que possible, dans du matériel d’éclairage et de son, mais aussi dans la formation. Une dizaine d’entre nous a participé à des stages de la MCLA : jeu, improvisation, monologue, comédie musicale, maquillage, lumière, décors… Par ailleurs, depuis quatre ans, nous nous faisons aider pour la mise en scène par un professionnel : Christophe Hamon. Grâce à la fidélité de notre public, nous pouvons fonctionner sans subvention.

¤ Qu’avez-vous joué ces dernières années ?

Tailleur pour dames, de Georges Feydeau, Un Brin de sorbier à la boutonnière, de Sylvie Leeman en 2002, Tartuffe de Molière, Les Sardines grillées de Jean-Claude Dannaud et Le Miroir de E. et D. Quignon en 2001, Les Brumes de Manchester de Frédéric Dard, La Ballade des Planches de Jean- Paul Alègre et De 1900 à 2000 création son et lumière en 2000, La Femme du boulanger de Marcel Pagnol, en plein-air, les étés 1996 et 1997. Nous participons aussi à des rencontres de théâtre amateur : Festival du Marais à Haute-Goulaine, Les Quintainades à Saint-Julien-de-Concelles, Week-end des arts à La Chapelle-Basse-Mer, Festhéa cette année. Nous avons aussi été invités par des troupes amateurs, à Fay-de-Bretagne, Teillé ou Château-Thébaud. Nous répondons par ailleurs aux sollicitations de notre commune : à l’occasion du Téléthon, pour le bicentenaire de la révolution, l’inauguration de la bibliothèque municipale, des arbres de Noël ou la fête nationale.

¤ Quelles sont les principales difficultés et réussites de l’association ?

Chaque année en septembre a lieu notre assemblée générale. Chacun y exprime son point de vue et son souhait de jouer ou de participer à telle ou telle commission, selon ses compétences et ses envies. Ce qui fait notre force, c’est la possibilité qui est offerte à chacun d’assumer des responsabilités dans la création du spectacle et la préparation des représentations. Nous retenons aussi, comme un grand moment, la réussite du spectacle de plein-air La Femme du boulanger, qui a permis la rencontre entre plusieurs générations d’acteurs.

Théâtre du Point Rouge Siège social : Salle Jacques Demy 11 rue du Stade 44450 LA CHAPELLE-BASSE-MER Contact : Gilles Alleau Tél. 02 40 06 36 14


La Compagnie des Alizés de Bouguenais

C’est une jeune compagnie, qui, au-delà de son plaisir à jouer la comédie, fait du théâtre un outil d’insertion pour des personnes en difficulté.

Dans quelles circonstances votre troupe a-t-elle vu le jour ?

Patrice Péel- : C’est en 1996 qu’un groupe de personnes qui fréquentaient la MJC de Bouguenais à souhaité faire du théâtre. J’avais participé aux ateliers de Christian Héliou, au théâtréquipe au début des années 70. Directeur de cette MJC, je suis devenu animateur de la jeune compagnie, qui a pris le nom de « Pile ou face » (pour devenir « Les Alizés » en 2002).

Rapidement vos activités sont devenues multiples… En effet, face à une demande importante, l’association a développé son activité de formation. Outre les ateliers hebdomadaires, ouverts à tous, qui comptent quatre niveaux, nous intervenons dans des collèges et lycées, et également auprès de bénéficiaires du RMI, dans le cadre de dispositifs d’insertion pilotés par la DISS. Aujourd’hui, nous salarions deux comédiens-animateurs, à temps partiel, qui encadrent également le travail de la troupe.

Comment est mené à bien ce travail ?

La troupe compte une douzaine de comédiens. Ils sont tous issus des ateliers et ont donc déjà plusieurs années de pratique amateur. Nous répétons une fois par semaine au moins, pendant cinq mois par an environ, dans des locaux scolaires qui nous sont prêtés. Heureusement, car nous n’avons que très peu d’argent, qui provient des cotisations, des recettes d’entrée et d’interventions ponctuelles (en général du théâtre-forum pour des institutions sociales- : Prison-Justice, Adapei, organismes d’insertion). C’est presque toujours le metteur en scène qui propose des textes, mais chacun donne son avis et nous arrêtons notre choix ensemble. Nous sommes intéressés par les auteurs contemporains, nous apprécions la satire, l’humour et le théâtre absurde. Ainsi nous avons monté Veillée funèbre de Guy Foissy, L’Atelier de J.-Claude Grumberg, Après le pluie de Sergi Belbel, L’Azote et Edouard et Agrippine de René de Obaldia. Actuellement, nous jouons La Leçon d’Eugène Ionesco.

Que vous jouez où ?

Dans des maisons de quartiers ou des centres sociaux de Nantes et de l’agglomération, mais aussi dans des lycées, des maisons de retraite, chez Emmaüs, et partout où des troupes amies peuvent nous inviter.

Avez-vous quelques projets en cours ?

Oui, nous travaillons actuellement Le Défunt, et Poivre de Cayenne d’Obaldia. Nous nous intéressons également aux Bonnes de Jean Genet.

Quelles sont les principales difficultés et réussites de l’association ?

La grosse difficulté est de se faire connaître et reconnaître… Pour cela il faut travailler dans des conditions acceptables, et jouer dans des salles un minimum adaptées. Or, si nous nous débrouillons pour monter nos pièces avec peu d’argent, nous ne pouvons nous passer de lieux… Il y a un gros manque de ce côté-là dans l’agglomération nantaise. Pour ce qui est des réussites, de ce qui est gratifiant et qui nous pousse à travailler toujours malgré les difficultés, nous retenons évidemment l’épanouissement, le bonheur de jeunes et de moins jeunes qui, grâce au théâtre, retrouvent un peu de confiance en eux et de plaisir à s’exprimer. Quand, en plus, ces gens-là se démènent au quotidien avec des problèmes d’insertion, de santé, d’éducation, d’argent, nous sommes heureux, oui, que vive le théâtre.

Les Alizés
Présidente : R.M. Cousineau
107 chemin des Basses Brandes
44340 BOUGUENAIS
Contact- : Patrice PÉEL
Tél. 06 84 36 40 71