Macbeth

WILLIAM SHAKESPEARE MISE EN SCÈNE ANNE-LAURE LIÉGEOIS

Le pouvoir, la mort et l’amour

Les saisons dernières, on a beaucoup vu son travail à la Comédie-Française et au Théâtre du Rond-Point à Paris. Les spectateurs du Grand T ont également pu apprécier son talent de metteure en scène dans les pièces à l’humour grinçant de Georges Perec (L’Augmentation) et de Rémi De Vos (Débrayage). Mais Anne-Laure Liégeois nourrit aussi une passion profonde pour le répertoire élisabéthain, dont elle aime les accents gothiques. Après La Duchesse de Malfi (John Webster) et Edouard II (Christopher Marlowe), elle nous donne aujourd’hui sa version du Macbeth de Shakespeare. «  Macbeth est une œuvre des recoins sombres, confie-t-elle, des couloirs tortueux du cerveau. C’est le cauchemar intime, privé, d’un homme qui croit que le pouvoir est là, à portée de sa main.  » Incité au meurtre par son ambitieuse épouse, Macbeth accède au trône après avoir trempé les mains dans le sang de son prédécesseur. Dévoré par ses désirs, épuisé par ses passions, il se bat contre ses démons, formant avec celle qu’il aime «  un monstre à quatre bras et quatre jambes qui court vers la puissance  ».