Orfeo

Je suis mort en Arcadie

D'APRÈS L'ORFEO DE CLAUDIO MONTEVERDI ET ALESSANDRO STRIGGIO ET D'AUTRES MATÉRIAUX

MISE EN SCÈNE SAMUEL ACHACHE ET JEANNE CANDEL I ARRANGEMENTS MUSICAUX COLLECTIFS SOUS LA DIRECTION DE FLORENT HUBERT

Inspirés par L’Orfeo de Monteverdi, les trois artistes transposent le mythe du héros musicien et de sa muse Eurydice dans une Arcadie décalée. Respectant l’œuvre originale mais bousculant les genres, les treize acteurs-chanteurs-musiciens, tous virtuoses, passent du théâtre à l’opéra et la farce, dans une fresque fantasque, baroque et burlesque. 

Orphée convole avec Eurydice lorsque celle-ci est ravie par la mort. Aux Enfers, il convainc par son chant les Dieux de lui redonner vie. Pluton accepte, à condition qu’il ne regarde sa douce avant d’avoir atteint le monde des vivants. Mais Orphée se retourne, trop tôt, et la perd une seconde fois. Amour, désir, mort et résurrection. Écrit en 1607, considéré comme le tout premier opéra, L’Orfeo juxtapose les contraires : ciel et enfer, sacré et profane, symbolisme et réalisme. Samuel Achache, Jeanne Candel et Florent Hubert – primés en 2014 d’un Molière du théâtre musical pour Le Crocodile trompeur / Didon et Énée d’après Purcell – ne craignent ni les digressions intempestives ni les arrangements anachroniques. Dans leur Orfeo, apiculteurs enfumés, ballet de balais, jazz, batucada et bossanova cohabitent de manière aussi éblouissante qu’irrévérente avec la partition de Monteverdi. Où l'on découvre l’« artisanat furieux » d’un trio d’artistes audacieux.