Les artistes associés

Anaïs Allais

Anaïs Allais est nantaise. Mais elle est un peu belge aussi – pour avoir étudié le théâtre à l’Institut des Arts et Diffusion de Bruxelles, sans aucun doute algérienne – par sa mère et par ses plus lointains ancêtres, pourquoi pas libanaise – à force d’immersion dans les textes de Wajdi Mouawad, et même enfin syrienne – comme Nour, le personnage de jeune réfugiée qu’elle fait vivre dans sa dernière pièce, Le Silence des chauves-souris.

Auteure, comédienne et metteure en scène, Anaïs Allais est riche de ces trajectoires multiples qui la portent et l’inspirent, infatigable curieuse de sa propre histoire familiale et du vaste continent littéraire et théâtral qui nourrit son écriture. Une écriture sensible, qui ne craint ni l’émotion ni le drame, mais puise aussi dans un patient travail documentaire de quoi tisser des liens entre fiction, autofiction et histoire.

À tout juste trente ans, Anaïs Allais a déjà publié ses premiers textes chez Actes Sud-Papiers, dirige à Nantes sa compagnie La Grange aux Belles, joue dans les spectacles de ses amis metteurs en scène (5 façons de se tenir debout par Juan Pablo Miño, voir p.17), prête son regard à ses amis comédiens (Presque X par David Humeau la saison dernière au Grand T) et travaille à l’écriture et la mise en scène de son prochain spectacle Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été à voir au printemps 2018 au Grand T et au Théâtre national de la Colline à Paris. Le Grand T ne pouvait ignorer cette joyeuse prolifération créatrice dans son voisinage.

Anaïs Allais devient donc artiste associée au Grand T, qui accompagnera tous ses projets dans les prochaines années.