Cupidon est malade

Une rêverie autour du Songe d’une nuit d’été

TEXTE PAULINE SALES MISE EN SCÈNE JEAN BELLORINI

Se marier, être heureux et avoir beaucoup d’enfants. Ah oui ? Tine et Robin ont dix ans et n’y croient plus vraiment. Ça veut dire quoi aimer d’abord ? Sur le gazon, à coup de ballon rond et de magie rose, ils défient leurs parents dans une partie relevée d’opéra et d’électro-pop. C’est pas du jeu, mais c’est de la chanson et c’est la vie aussi.

C’est le grand jour ! Encore ? La mère de Tine se marie avec le père de Robin et rêve de recomposer une famille parfaite. Mais pour les deux gamins, entendre leurs parents re-jurer qu’ils vont s’aimer pour toujours, ça ne veut plus rien dire ! Cupidon est malade ! Pourra-t-il encore, d’un sortilège, les aider à renverser le destin ? Jean Bellorini, venu au Grand T avec Tempête sous un crâne et Paroles Gelées, a reçu en 2014 le Molière du meilleur metteur en scène. Vous souvenez-vous de son théâtre qui chante et met en joie ? Pour un premier spectacle à l’attention d’un public jeune, il sert à merveille l’écriture mordante de Pauline Sales. Librement inspirée du Songe d’une nuit d’été de Shakespeare, la pièce peint en miroir les amours emmêlées des adultes et les émois des enfants.