Kalakuta Republik

Une création chorégraphique de Serge Aimé Coulibaly

Fela Kuti n’est pas mort, sa musique résonne encore. L’artiste et activiste nigérian, inventeur de l’afrobeat et leader de la contestation africaine au XXe siècle, inspire le chorégraphe burkinabé Serge Aimé Coulibaly. Soulèvement des corps et danse politique : l’oeuvre acclamée au Festival d’Avignon 2017 électrise.

Sur la vague continue des cuivres et percussions, des êtres dansent, animés par l’urgence. Sous l’influence d’un envoûtant meneur, la masse marche d’un même pas cadencé. Le noir et blanc contrasté vire en couleurs éclatées, la musique de Fela Kuti vrille en mix électrique, les images du monde déferlent et les corps chavirent. Carnaval révolutionnaire ou chaos apocalyptique ?Sommes-nous au Shrine, mythique temple et club de Lagos où officiait Fela, ou dans la Kalakuta Republik, demeure où il siégeait ? Serge Aimé Coulibaly partage avec l’icône africaine la conviction que l’artiste porte une
responsabilité sociale et politique.