Le Monstre du couloir

TEXTE DAVID GREIG MISE EN SCÈNE PHILIPPE BARONNET

C’est une journée anormale dans la vie déjà pas ordinaire d’une lycéenne pourtant comme les autres. Cette histoire triste raconte avec drôlerie la dureté de la vie, les désarrois adolescents, l’amour, la mort. Et le pouvoir de l’imagination pour affronter les peurs. Musique rock et langue punch: ce concert théâtral pour ado est aussi pour adulte.

Duck, 16 ans, vit dans une petite ville écossaise et s’occupe seule de son père, ancien biker au chômage. Elle s’appelle comme la moto, la Ducati Monster que chevauchait sa maman. Son père lui, était le Duke des Bikers avant de tomber malade. Une sclérose en plaques. Tous les matins, Duck écrit. Une autobiographie fantastique, une sorte de Harry Potter mélangé à du Twilight, vous voyez? Mais aujourd’hui, rien ne va plus. Sur des riffs de guitare rock version Red Hot Chili Peppers, on passe du drame à la comédie, d’un jeu vidéo à un show télé. Des personnages loufoques surgissent de l’imagination de Duck. Dans l’urgence de l’adolescence, tout ça parle crûment de la famille, de la société, de la sexualité. Et nous rappelle qu’on peut être l’auteur de sa vie. Cette extraction de la réalité, âpre et pétillante, instille une énergie folle.