Le Petit Poucet

OU DU BIENFAIT DES BALADES EN FORÊT DANS L’ÉDUCATION DES ENFANTS

D’APRÈS CHARLES PERRAULT TEXTE ET MISE EN SCÈNE LAURENT GUTMANN

Certains sont faits pour manger et d’autres, pour être mangés…

Le conte de Perrault traverse les âges sans prendre une ride. Ici, le Petit Poucet est un petit garçon « presque vieillard » car mal aimé. Ses parents pas sympas, affublés de cheveux gras, l’abandonnent dans une forêt peuplée d’ombres et de fantômes. L’enfant errant y découvre une maison tapissée d’or et tachée de sang, tenue par une matrone aux douces rondeurs et un ogre trader qui font vraiment peur. C’est beau, ça claque, ça grince et ça craque. Et ça en dit beaucoup, l’air de rien, sur la famille, les frayeurs du jeune âge, et aussi la négligence et la violence dont peuvent faire preuve les adultes envers leurs enfants. Il est parfois nécessaire de (laisser) partir pour mieux (faire) grandir… Déjà présenté en mai 2013 au Grand T, ce Petit Poucet part sur les routes du département avec T au Théâtre !, un parcours d’éducation artistique et culturelle pour les collégiens de Loire-Atlantique.