Phuphuma Love Minus

Zoulou blues

Sur la pointe des pieds dans leurs chaussures cirées, cintrés dans leurs costumes élégants et gantés de blanc, les hommes entament la danse qui accompagne « l’isicathamiya ». Ça ne vous dit rien ? Cet a cappella propre à la culture zouloue, où le chœur répond au chant du leader dans une harmonie douce et puissante, est né dans les townships de Johannesburg au siècle dernier. À l’époque, les travailleurs débarqués des campagnes, logés dans des pensions où ils n’étaient pas autorisés à faire de bruit, ne pouvaient chanter et danser leur peine qu’en chuchotant et effleurant le sol. Aujourd’hui, les compétitions de choeurs enflamment les nuits des quartiers de la capitale.
Redécouverts par la chorégraphe sud-africaine Robyn Orlin, les Phuphuma Love Minus portent aujourd’hui à travers le monde la culture populaire de tout un peuple d’ouvriers migrants oubliés. Leur concert est un rituel festif, un moment vibrant qui se partage. N’hésitez pas !