Plus loin que loin

TEXTE ZINNIE HARRIS MISE EN SCÈNE FRANÇOIS PARMENTIER / COMPAGNIE LES APHORISTES

C’est où plus loin que loin? Au beau milieu de l’océan Atlantique, une île volcanique, la plus isolée du monde: Tristan da Cunha.
La jeune auteure anglaise s’inspire de l’histoire vraie des gens de là-bas, évacués en 1961 vers La L’Angleterre sous prétexte d’une éruption. Et écrit une tragédie contemporaine pleine d’une poésie insulaire et insolite.

Il y a le D’Dans, île sauvage, ventée et vêtue de sable noir, sur laquelle n’accoste du D’Hors qu’un bateau tous les six mois. Vivent là Bill, Mill et Francis, leur neveu qui revient d’Afrique du Sud accompagné de M. Hansen, qui veut installer une conserverie sur l’île. Il y a Rebecca aussi, l’amour de Francis. Un jour, le volcan s’éveille et on les évacue de force vers La L’Angleterre comme ils disent. Ce D’Hors déroutant, île civilisée paraît-il, avec des imper mouillables, de l’électricité et puis des guerres. Un choc. Façonnées par l’isolement et les éléments, leur langue est une poésie non polie et leur humanité est farouche. Les Aphoristes nantais nous emportent dans les remous de cette histoire qui balaie les grands thèmes de notre temps – capitalisme, exil, déracinement. Auprès de ces étranges gens, simples, beaux et attachants.