Quand j'étais Charles

TEXTE ET MISE EN SCÈNE FABRICE MELQUIOT

Sacré Charles. Chaque vendredi soir, il quitte les machines agricoles pour animer le karaoké du coin et imiter son chanteur favori, Aznavour, sous les yeux admiratifs de sa Maryse adorée… Ça existe, le grand amour, au pays des moissonneuses-batteuses ? Si vous en doutiez, ce splendide monologue devrait vous faire changer d’avis. 

Charles, chanteur de charme et vendeur fort en gueule, est amoureux. D’un amour obstiné et absolu. Il est d’un coup bien seul quand Maryse le quitte pour un autre, sans fracas. Face au public, il ravive ses souvenirs, la femme, le fils, le marabout : qu’est-ce qui a pu clocher ? Il écrit au grand Charles, son idole, et se confie : on peut mourir d’aimer, mais des fêlures peut jaillir la lumière. Écrit dans le Morvan, créé dans le bocage normand, joué dans le département, le show est celui de ceux qui vivent là où les paillettes brillent peu mais où les sentiments en jettent. Fabrice Melquiot, gars de Savoie et auteur de théâtre, met pour la première fois en scène un de ses textes, incarné avec passion et pudeur par Vincent Garanger. C’est l’histoire touchante d’un mec qui s’entête à aimer et qui le chante.